De guerre lasse

Atelier d’écriture aujourd’hui sur le blog avec http://bricabook.fr

J’ai délaissé ce rendez-vous depuis bien des semaines, et pourtant il m’était bien agréable non seulement de me prêter à cet exercice ingénieux d’un texte à partir d’une photographie proposée, mais de lire aussi les autres participants, riches de leur plume.

Alors j’essaie de m’y remettre, ne pouvant assurer ma régularité mais en tout cas ma fidélité à cette idée et au groupe.

Cette semaine voici la photographie proposée :

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Et voici mon texte :

De guerre lasse

Manège, stratagème

Manigances, étourdissements

Manipulation, indirection

De guerre lasse, toute cette affaire n’est pas de mienne

Pion formaté, disposé

Je n’ai plus l’esprit libre de savoir pourquoi je suis ici

Au milieu de toute cette lutte, pour qui, pour quoi ?

Le temps m’use et il m’est un repos enfin de penser de moi-même

Garder la force de n’être moi et de ne pas me laisser à nouveau happer

Il m’est torture de rester pure de mes sentiments, de mes ressentis

Une pause sur arrêt afin de retrouver mes esprits

Me sentir à nouveau maître de moi pour décider j’y de dois être ici là

Le corps fatigué mais l’esprit rempli d’espoir.

 

 

Faut du temps au temps

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Voici déjà venu ce joli mois de Mai et je ne peux que constater qu’il y a bien longtemps que je ne suis venue écrire/parler ici avec vous.

Pourtant, ce petit rendez-vous/exercice me plait bien.

Tout d’abord parce que vous me faites la gentillesse d’être fidèles à me lire et à me laisser vos petits mots.

La tenue d’un blog vous laisse ce petit supplément de paroles, d’humeurs.

Si vous vous souvenez bien, je travaille sur l’écriture de mon premier roman, un dure labeur de plaisir, et écrire ici, tels mes petits textes « d’instincts » que je partage sur les réseaux sociaux, me donne à un exercice supplémentaire du phrasé et du verbe, de la régularité aussi. Finalement, c’est comme aller à la salle de gym, il faut être rempli de rigueur pour soi-même pour être joyeux de ses résultats.

Ce début d’année a été très chargé et je vais vous en parler dans le prochain article, et c’est en partie pour cette raison que j’ai dû réorganiser mon temps pour ne pas perdre de vue l’essentiel. J’ai dû faire des choix et mettre certaines choses entre parenthèses et maintenant que les choses prennent leur place peu à peu, je peux revenir vers les choses qui me manquent.

Donc c’est avec plaisir que je vais tout d’abord me prêter à l’exercice de plannifier nos rendez-vous ici, pour y être peut-être peu mais bien, et avoir du contenu à partager avec vous, ça j’en ai, mais je dois contenir ma fougue et vous permettre de ne pas vous y perdre.

Tenir un blog est certe comme un parloir face à soi-même, mais il ne faut pas rester cacher derrière le rideau, il ne faut pas être dupe, on se laisse découvrir peu à peu.

 

Je leur offre ma voix

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Tu connais mes engagements pour la cause animal. Il arrive qu’on me reproche de m’y consacrer corps et âme et on sous-entend que je veux convertir tout le monde au véganisme.

Tout d’abord ma prise de conscience a été tardive parce que comme tout le monde, je croyais bêtement que ce qui se trouvait dans les rayons venaient de « belle mort », j’ai été la pauvre gourde qui mangeait du foie gras lors des repas de famille en étant certaine que le gentil canard était mort de sa vieillesse. Mais ça c’était avant. Avant d’avoir entre deux boulots accepté des missions en usine agroalimentaire. Et chez nous en Bretagne, tu ne fais pas 10 kms sans croiser un camion emmenant de pauvres animaux à l’abattoir.

Ma journée a mal débutée en entendant ce matin sur France Info que 800 000 canards allaient être abattus par mesure de précaution pour enrayer l’épidémie de grippe aviaire. Il faut tout liquider a dit le ministère de l’agriculture et ne rien garder des canards morts.

Plus d’un millions de canards produits pour la consommation à coup d’insémination artificielle intrusive violente pour les canards à qui on retirera le droit de vivre très rapidement puisqu’une majeure partie va être cloitrée dans des cages où ils ne pourront pas ébattre leurs ailes avec juste un espace pour y caler la tête afin de faciliter le gavage qui amènera des souffrances intolérables, afin d’amener leur foie en un minimum de temps à dix fois son volume normal. Une pratique épouvantable, sans oublier le massacre sans précaution des poussins femelles jugés impropres à la qualité souhaitée du foie gras.

Tout ça pour notre plaisir, notre besoin sous couvert de tradition gastronomique et de « culture » représentant la France !!!

La France qui reste l’un des quatre derniers pays à suivre cette pratique, sans oublier bon nombre de pays qui boycottent ce produit.

Nous sommes loin du petit éleveur avec sa petite ferme et son petit cheptel dont il prenait grand soin. Toute cette « marchandise » trouvée dans les rayons vient de production en batterie à des chiffres inimaginable !

Notre pays surproduit, nos rayons doivent être toujours pleins, c’est ce qu’exigent les chaînes des grands magasins alimentaires, pour attirer le client et présenter de beaux étales, alors qu’un pourcentage effroyable de cette même marchandise sera jeté à la poubelle ! Je le sais de source sûre puisque travaillant dans un centre de sauvegarde de la faune sauvage, nous devons malheureusement nous approvisionner auprès de ces chaînes de magasins pour avoir de la nourriture à moindre prix. Je le sais aussi de source sûre parce que mon époux travaillant dans le transport routier, voit des palettes entières de marchandises vouées à la benne !

Nous n’avons aucune excuse à maltraiter les animaux, nous les surproduisons à coup d’insémination et les emmenons à l’abattoir sans précaution, et les règles pour ne pas leur faire subir de souffrance avant la mise à mort ne sont majoritairement pas respectées pour cause d’économie, les animaux sont dépecés sur les chaînes encore conscients !!!

Dans certains pays, des pratiques horrifiantes existent encore, comme la viande de chien !!

Les expériences scientifiques sont encore pratiquées sur les animaux et nous persistons à nous vêtir de matières animales !!!

Il existe des tas d’alternatives que se soit pour se vêtir, pour se nourrir ou pour réaliser des expériences médicales.

Il est épouvantable d’entendre la mise à mort de tous ces pauvres canards produits en quantité incroyable pour un rendement maximal.

Voilà pourquoi je suis engagée sur le terrain, pour donner ma voix à ces pauvres animaux qui ne peuvent s’exprimer pour se défendre.

Je ne donne de leçon à personne, j’informe parce que je regrette de l’avoir été tardivement, j’explique et je propose de façon alléchante des recettes qui ouvre le chemin vers les bonnes alternatives. Je suis végan, ma tribu est devenue végétarienne même si mon époux reste flexitarien sa consommation de viande ou de poisson est presque inexistante. Nous poursuivons nos efforts, nos testons de nouvelles saveurs en cuisine et surtout j’agis pour faire entendre la voix de ces pauvres bêtes qui n’ont rien demandé, celles vouées à l’alimentation comme celles que l’on maltraite, comme celles que l’on chasse pour un loisir zéro euro !!!

Que notre gouvernement assiste nos éleveurs pour leur permettre une reconversion, que le système cesse de leur demander de produire encore et encore sans même évaluer réellement « les besoins ».

Vous aimez certainement profondément votre animal de compagnie, votre chien ou votre chat vaut-il plus de vivre qu’un canard, une vache, un cochon… ? Pourquoi à certains vous donnez une place dans votre coeur et d’autre dans votre assiette ?

Et si vous pensiez cela pour votre santé, pour la protection de l’environnement et la diminution de l’effet de serre et surtout vaincre la famine dans le monde, parce que tout ce que nous produisons pour nourrir tous ces animaux, c’est ce que nous produisons pas pour nourrir les pays pauvres.

Réfléchissez et donnez votre voix aux sans voix

Un renouveau qui se ressemble

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Chacun a retrouvé son rythme.

En ces lendemains de vacances, reprendre les pas accélérés, les gestes programmés, les pensées pressées.

Le long des trajets à chacun dédiés, les rues encore qui scintillent nous rappellent ce temps de fête tout juste derrière nous. Vestiges d’une atmosphère chaleureuse, rappel des bons souvenirs à vouloir voir durer encore.

Tant de choses remémorées, à se raconter, partager sa joie de coeurs tout chavirés.

Emmitouflée dans cette écharpe, le bonnet bien calé et les mains gantées, la peau caressée de mon parfum préféré, mes joues rougies par le froid cristallin. Me dire tout ce qu’on a rit, heureux de s’être trouvés en famille tout juste agrandie de ce petit être innocent, insouciant.

Reprendre son quotidien comme un peu encore ailleurs, pas tout à fait revenus, la mémoire dans la brume, le temps dehors glacial habille de flou nos chemins, comme nos yeux voulant regarder encore un peu en arrière.

Se souhaiter un autre avenir et pourtant tout est là dans la continuité, dans tout cet inachevé, dans tout ce qu’il y a à corriger. Ne rien regretter du tout rassurant, reprendre là où on en était pour mieux persister.

Reprendre nos partages de vie en fin de journée, se retrouver à la nuit doucement tombée, les traits un peu tirés.

Qu’il est bon ce temps obligé de lève tôt et de tout à faire, qui nous rode dans cette danse au temps réglé.

Il est bon le temps du repos, du rythme slow, des minutes remplies au ralenti, mais ce quotidien aux directions ordonnées réconforte de l’utilité à la vie, de l’accomplissement.

Reste à rêver tout de même aux prochaines vacances où l’on pourra à nouveau ensemble prendre le ralentissement, le parfum de la flânerie qui fige dans le présent.

 

Ainsi va la vie

Life

Il y a un bon moment que je ne suis venue écrire ici une gribouille, que je ne suis venue vous parler et cette fin d’année qui arrive demain me donne envie de répondre avant que l’on me pose la question : non je ne fais jamais de liste de bonnes résolutions.

Cette année a été laborieuse dans le monde entier, les hommes manquent de bienveillance et de discernement, la terre ne me semble plus tourner rond.

Les guerres et les haines ne cessent, l’homme ne semble tirer aucune leçon de ses erreurs, on revient toujours à ce que l’homme se croit comme le nombril du monde, à tout vouloir régir et posséder sans rien partager. Aucune gratitude, ou si peu. Et pour ce qui est de prendre de bonnes résolutions pour améliorer la catastrophe, l’homme juge et critique les efforts des autres en ne sachant pas lui-même faire ou proposer mieux.

L’homme prend tout pour acquis, l’homme dispose de tout avec extravagance et à crédit, en grignotant trop largement ce que nous devrions entretenir pour les générations du futur.

Au milieu de tout ceci, mes petits malheurs me semblent bien légers, je ne m’en plaindrais donc pas par respect pour ceux qui souffrent plus et qui ont tout perdu.

Je peux tout de même dresser un léger bilan sur mes décisions et sur mes actes, histoire de m’encourager à poursuivre les efforts.

  • Je me suis enfin décidé à me mettre à l’écriture
  • Je prend enfin des cours de peinture
  • Je suis assidue dans mes séances quotidiennes de méditation, surtout le matin au réveil
  • Je suis assidue dans mes séances de yoga
  • J’ai approfondi ma transition alimentaire puisque depuis deux ans que je suis passée au végétarisme je suis maintenant végan
  • J’ai approfondi mes engagements pour l’environnement, en poursuivant mes actions de ramassage de déchets avec ma famille sur les plages, en réorganisant nos efforts à la maison pour aller vers une conduite presque zéro déchet
  • Je poursuis mon engagement auprès du centre de  protection de la faune sauvage en étant passée de simple bénévole à administratrice
  • Je me suis engagée avec la LPO pour faire le relais d’acheminement d’animaux en détresse
  • Nous avons mis en route une nouvelle façon de gérer notre jardin, ce petit bout de nature en total respect avec la faune et la flore ce qui nous a vallu d’être maintenant rescencé comme oasis nature auprès de l’association Humanité Biodiversité
  • Je suis passée de membre de soutien L214 à membre actif en agissant sur le terrain auprès du public pour informer sur la maltraitance animal, la possibilité de végétaliser son alimentation pour cesser ces massacres, pour les bienfaits de sa santé et pour les bienfaits de notre planête puisque cela contribuerait à aténuer la faim dans le monde et l’effet de serre

Cette année, le plus marquant des évènements est que je suis devenue pour la première fois grand mère d’un petit bout chou, que notre famille s’est vu transformé dans son fonctionnement, on a comme une grande mission maintenant, celui d’être toujours là pour lui et de l’accompagner.

Pour cette nouvelle année qui arrive, je ne fait donc aucune prédiction car je n’ai aucun pouvoir sur ce qui pourra se produire, je vis ici et maintenant, le plus important est d’être bien là dans ce que je dis et fait à chaque moment, en veillant à la plus grande gratitude et à la plus grande bienveillance.

Se torturer du passé ne sert non plus à rien, il n’y a de regret à avoir pour rien, il faut juste avoir le bon regard pour mieux agir tout de suite.

On est ce que l’on veut être et non pas ce qu’on aurait pu être ou ce que les autres voudraient que l’on soit (là je t’ai perdu c’est ça ? 🙂  )

Il ne sert à rien de reporter le mal sur les autres, de juger, ni de condamner. Il faut avoir le bon regard sur soi-même pour définir sa propre ligne de conduite et seulement là, on peut voir si l’on peut proposer son aide ou non dans tel ou tel domaine.

On me reproche souvent de passer beaucoup de temps pour la cause animal. Je n’en suis pas moins atteinte des malheurs que les hommes s’infligent à eux même, car il est bien question de cela, à part biensûr les catastrophes naturelles, tout ce qui nous arrivent est de notre faute.

Soyons vigilant et altruiste. Réfléchissons en nous mettant à la place des autres, des opprimés, pour savoir ce que l’on aimerait que l’on fasse pour nous dans ces cas là, avant de fermer bruyamment nos portes.

Il faut apprendre à être ce que nous devons être et faire en sorte de bien cohabiter.

Soyons dans le présent attentionnés dans nos paroles et dans nos gestes au lieu de regarder en arrière ou de prétendre savoir ce qui se passera demain.

Ne faites pas de listes de bonnes résolutions qui ne sera pas tenue, soyez là tout de suite vous-même, faite le point pourquoi pas, et corriger ce qui vous blesse pour être heureux. Par votre sourire vient celui des autres et là c’est déjà un grand geste de don.

Namasté et je vous souhaite une douce et nouvelle année 2017 et je vous remercie d’être présent auprès de moi.

L’effet Miracle Morning

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Tu as certainement entendu parler de cette nouvelle tendance du Miracle Morning, et comme tous les trucs simples rendus incroyables qui deviennent une mode à suivre absolument même si elle ne rentre pas dans notre nature spontannée.

Je suis tombée sur ce livre hier en flanant à la Fnac et le titre biensur a attisé ma curiosité.

En lisant la quatrième de couverture et en parcourant vite fait quelques pages, j’ai eu l’impression que ce livre avait été écrit par moi et je me suis dit Waou ! On est en train de me dire que je fais un truc bien et extraordinaire !

Ce livre t’explique donc qu’il faut que tu trouves le courage au quotidien de te lever au moins une heure à l’avance par rapport à ton réveil habituel, d’un trait au saut du lit, hop hop hop et que tu aies programmé de faire des choses rien que pour toi dans le plus grand calme et la plus pure sérénité.

Et là où je me suis reconnue est qu’en fait je me suis toujours levée avant le reste de ma tribu parce que j’aime vivre le calme et le silence de la maisonnée plongée encore dans une légère obscurité, que j’aime entendre les premiers chants des oiseaux dans notre jardin, que j’aime caliner nos chats parce qu’ils vont me couvrir de ronrons en échange de croquette et d’un peu de lait.

Je me lève très en avance sur mon horaire de départ au travail, puisque je me lève à 6h30 et que je prends mon poste à 8h45 et que je n’ai que quinze minutes de trajet en voiture.

Je me lève tôt aussi parce que je suis de nature hypéractive la journée et que cette période du réveil au calme va me permettre de fonctionner au ralenti et de faire ce que j’aime faire.

Je profite donc de cette heure d’avance pour lire un peu en déjeunant, je vais faire 20 minutes de méditation, parfois j’écris, mais je ne me lève pas d’un trait, je prends un peu de temps pour sortir du lit en faisant quelques assouplissement de yoga pour me déverrouiller le corps je trouve que c’est moins le malmener.

Ensuite j’ai encore largement du temps pour prendre ma douche et faire un brin de ménage, caliner mes Girafes avant leur départ et embrasser le Panda.

Mon rituel du matin me permet de toujours démarrer la journée du bon pieds, d’être vigilante à moi, de donner le temps à mon corps et à mon esprit de ressurgir sans se presser et même lorsque je suis en vacances, je repousse le lever une heure plus tard mais pas plus, je veille toujours à prendre possession des lieux avant tout le monde. Oui j’ai ce besoin de m’accorder un morceau de vie avant la vraie vie, celle ou la plupart des choses seront réalisées par obligation mais je n’ai pas besoin d’un livre présenté en tête de gondole pour le savoir, je me suis simplement rencontré avec mon moi pour comprendre ce qui me faisait du bien.

Ce qui me fait sourire c’est à quel point on peut trouver facilement des ouvrages qui font un carton et un effet de mode incroyable, à quel point un nombre épouvantable de personnes vont l’acquérir pour se forger un rituel en vogue, tout les domaines de la vie les plus naturels et vieux comme le monde y passe : méditation, yoga, pilate, green smoothie, végétarisme, recettes de pâtisserie, écriture, lecture, tenue d’un journal, coloriage zen…

Tout ceci représente des mouvements qui se dévoilent au monde comme extraordinaires et bottes secrètes de vie parfaite alors qu’en fait tous avons la capacité en nous de trouver ce qui nous convient, tous avons la capacité de nous accorder du temps pour réaliser les choses que le aime et comme on aime, il n’y a point besoin d’attendre un nouvel ouvrage ou des articles « copier/coller » sur les blogs pour se réaliser soi-même, être soi-même.

J’ai donc beaucoup sourit en lisant que je faisais un truc »trop dans le coup » chaque matin, lire que ma façon de m’épanouir chaque matin était en fait le sujet d’un livre que tout le monde allait s’arracher. Je n’ai pas acheté ce livre, j’en ai parcouru assez dans le rayon car je ne veux surtout pas me laisser influencer par un « super truc »qui y aurait été noté, j’ai trouvé ma routine et mes réveils sont tous des miracles parce que je m’offre en douceur à la vie et que surtout j’ai la sagesse de savoir l’écouter et l’observer dans sa plus pure simplicité.

Je trouve pathétique d’attendre de se prendre en main et d’être bienveillant pour soi au seul rythme des modes lancées, il faut savoir juste s’écouter, se poser et si cela peut rassurer, et bien oui notons dans un petit carnet nos priorités de bienveillance envers nous-même pour être certaines de nous accorder ce temps dans nos journées souvent surchargées.

 

Permaculture : Késako ?

Une nouvelle rubrique sur le blog, puisque nous nous lançons cette année dans un nouveau potager, plus exactement dans une permaculture.

Je vais donc venir régulièrement exposer ici nos réflexions, nos sources de recherches, nos décisions et nos avancées.

Ce qui donnera une nouvelle source d’information et de partage pour celles et ceux qui voudraient s’y lancer (comme il me l’a été gentillement suggérer, l’échange permet de s’y mettre à plusieurs et de se communiquer les bonnes infos, les bons résultats ou les erreurs).

Tout d’abord, qu’est-ce que la permaculture ?

Cette année, nous avons tout abandonné, à part les herbes aromatiques en pots et la rhubarbe que nous avons déplacé pour tenter de la sauver et cela a eu un vif succès puisqu’elle est en train de produire pour la quatrième fois en plein milieu de nos plantes d’ornement à l’entrée de la maison.

Nous avions auparavant réalisé trois années de suite un potager en carré, trois exactement, avec la culture de l’épinard, du pourpier, de la salade, des tomates, des courgettes, concombre, potimarron, poivron, radis.

La venue de quatre nouvelles poules nous a obligé à repenser la distribution des places au jardin dans sa globalité, donc cette année, nous avions sacrifié notre potager en carrés pour agrandir l’enclos des poules pour leur bien-être, elles vivent paisiblement et vieilliront tranquillement chez nous et en échange de nos restes alimentaires et de ceux de nos deux charmants voisins, elles nous offrent les seuls oeufs que nous consommons à la maison (vegan je ne consomme pas de produit de provenance animal sauf mes oeufs puisque je suis certaine des bonnes conditions de vie de mes poulettes et que les oeufs arrivent de toute façon).

Mais il restait dans un coin de ma tête ce besoin de fournir nos légumes, dans une démarche bio bien entendu comme les années précédentes, mais nous sommes arrivés à réfléchir autrement notre potager, plus en accords avec la nature qui nous héberge.

Nous avons eu échos de la permaculture et avec grand intérêt nous avons creusé la question sur ce concept qui nous correspond parfaitement : un potager qui imite un écosystème en équilibre, où les légumes se ressèment à leur gré, où tout pousse dans une joyeuse pagaille. En permaculture, animaux, insectes et êtres humains, plantes et microorganismes vivent en harmonie dans un environnement sain et auto-suffisant. Ce jardin peu avoir de multiples fonctions, à savoir, production alimentaire de fruits et légumes, production de plantes médicinales et aromatiques, de fleurs mellifères et d’ornement, production de matières végétales réutilisables.

C’est de plus la création d’un espace de vie relaxant, romantique et ludique.

Je vais donc vous expliquer pas à pas notre avancée, en énonçant nos choix et nos démarches et au fil du temps, je vous offrirais nos résultats en espérant que vous y puiserez des informations (qui sont déjà multiples sur internet et en livres mais ici notre expérience donnera un sens pratique comme un point de rappel sur les choses avec travail à l’appui).

PREMIERE ETAPE : OBSERVER LA NATURE SUR LAQUELLE VOUS ETES INSTALLES

La première et des plus importantes, à ne pas zapper surtout car elle détermine tout votre succès de coordination avec votre environnement.

Tout d’abord, point besoin d’avoir à disposition une grande surface, un bout de jardin et même en terrasse ou sur un balcon, on peut pratiquer la permaculture.

Il ne faut donc pas se lancer corps et âme dans le travail, cette première étape cruciale se réalise dans le plus grand calme et vous donne un bon moment de détente, puisqu’il s’agit de réaliser une méga observation de la nature sur laquelle vous êtes installés, voir et toucher les végétaux, les herbes au sol (sachez qu’il n’existe pas de mauvaises herbes elles ont toutes leur intérêt et leur utilité), les arbres qui vous entourent (fruitiers ou non, à fleurs ou non), les arbustes, les jardins environnants si vous êtes à proximité de vos voisins, ou la nature qui entoure votre territoire, les animaux en visitent, vos animaux de compagnie (peut-être des animaux de basse cour ?), les insectes viennent-ils butinner ? les oiseaux et petits rongeurs viennent-ils se nourrir dans votre jardin ?

En permaculture, on cohabite tous ensemble, et chacun a sa part de travail dans un réciproque échange, et il est bon de mettre à disposition de quoi les accueillir et les aider à se nourrir en période froide.

Voici donc ma première étape en photo pour vous présenter notre jardin de 700m2, dont nous réservons ici la partie de droite pour les enfants, qu’ils puissent y jouer et flâner à leur guise, il y a un banc près du chèvrefeuille boule et de l’énorme mimosa, il y a la cabane de jeu lorsqu’elles étaient petites et que nous transformons en cabane d’accueil pour animaux blessé (nous sommes rapatrieurs LPO), il y a aussi le chalet de jardin où sont rangés tous nos outils et où nous pouvons bricoler. Sur cette partie, il y a deux pruniers et un noyer qui fournissent énormément, un buisson groseillé et un ancien carré potager que nous conservons où poussent des soucis, du fenouil et vont y être ajouté d’autres fleurs comestibles. Et si vous avez de bons yeux, vous remarquerez le tas de branchage aménagé en abris parce que deux hérissons ont élus domicile dans notre jardin et sur un des pruniers nous avons fabriqué et installé une mangeoire à clapet pour écureuil.

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Sur l’entrée du jardin, notre « platebande » d’ornement à plantes grasses accueille ici encore la rhubarbe mais aussi des herbes aromatiques.

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De la fenêtre de notre chambre, on peut voir l’enclos des poules sur la droite, juste avant il y a un composteur et deux grandes cuves qui reçoivent les eaux de pluies et où se déversent nos gouttières, un vieux poiriers aussi vieux que la maison qui ne fournit plus que trois ou quatre poire mais nous l’aidons à survivre et on y fait grimper une clématite, et enfin au fond un second composteur.

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Nous avons donc choisi d’installer notre permaculture sur cette partie de jardin, très bien exposée au soleil, à l’abri du vent, nous voulons que cette permaculture face partie intégrante de notre lieu de vie et non pas comme on le fait en général, remise dans un coin du jardin au loin, nous y voulons un lieu de passage et d’intérêt pour toute la famille. A proximité il y a l’arbre à papillon qui attire toutes sortes d’insectes qui nous seront utiles, il y a un prunier qui fera juste un peu d’ombre et nous sommes surtout sur la partie composteurs/récupérateurs d’eau/poulailler et ces trois choses nous seront indispensables.

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Juste au pied du vieux poirier, il y a le vieux salon de jardin en fer forgé récupéré de chez papi, il trainait dans un coin c’était dommage, et nous allons installer au printemps une mare, modeste certes, mais qui accueillera de nouveaux habitants, des crapaux et grenouilles qui fréquentent déjà notre jardin, cette mare offrira le gite et la baignade aux oiseaux qui ont déjà leur perchoir et leurs divers abris dans tout le jardin.

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Cabane à mésange

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Cabane à moineaux

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Plusieurs abris de ce genre sont installés à divers endroits du jardin pour acceuillir les hérissons (avec cajette retournée et débris végétaux, nous déposons raisins et abricots secs, pain d’épices et croquettes chat sans poisson)

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Mangeoir à clapet pour écureuil

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Un abri pour les insectes accrochés là où ils sont les plus nombreux, au dessus des pieds de lavande qui entourent le chalet de jardin et où poussent des plantes très florifères.

Il est très important et intéressant de donner le gîte et le couvert à la faune qui nous entoure, notre travail avec eux est collaboratif. Nous avons encore des gîtes à chauve souris à fabriquer et installer, des gîtes à coccinelles….

Voilà pour ce tout premier (et long) article sur notre démarche vers la permaculture, il est imposant parce que le début du travail est bien d’observer la nature afin de décider du bon endroit en harmonie donc avec la faune et la flore. Ici je vous ai présenté notre terrain et expliquer pourquoi nous avons choisi cette disposition et les aménagements que nous avons déjà réaliser pour accueillir toutes les petites bêtes qui nous entourent.

Les prochains articles promis seront plus courts mais précis sur chaque étape de notre travail.

N’hésitez pas à venir me poser des questions, nous sommes novices mais de nos premiers pas (et parfois erreurs) nous pouvons guider celles et ceux qui se posent des questions 🙂 et nous sommes biensur preneurs de vos conseils 🙂