Une Phrase, Un Texte #8

atelier-c3a9criture

Voici ma cinquième participation à l’atelier de Fanny du blog https://lesbilletsdefanny.wordpress.com et comme d’habitude, sur son blog vous retrouverez son écrit et celui des autres participants, et moi j’aime toujours autant l’exercice qui aiguise ma plume je trouve, en tout cas, cela ne fait que du bien de s’entrainer.

Le principe, je vous le rappelle : Fanny nous propose l’extrait d’un livre qui nous sert de point de départ, à nous d’en écrire notre suite.

Cette semaine, nous devons partir d’un extrait du livre de Mathieu TAZO  » La dynamique des fluides », un livre que j’ai toujours eu envie de lire, mais je ne l’ai pas encore fait et cela tombe bien, je n’ai pas été influencé dans mon écrit.

Le passage sélectionné par Fanny est donc le suivant :

Sophie continue son monologue d’une voix lasse, la fatigue lui pèse, l’ascenseur tourne sur lui-même, elle ne sait plus très bien où elle est ».

Voici mon écrit à moi, ma suite imaginée :

Et s’ils revenaient

Sophie continue son monologue d’une voix lasse, la fatigue lui pèse, l’ascenseur tourne sur lui-même, elle ne sait plus très bien où elle est. Centrifugeuse. Dans sa tête, ses souvenirs se bousculent. Les visages de ceux tant aimés défilent.

Il lui semble perdre l’équilibre. Elle ne reconnaît plus les lieux. Coeur oppressé. Nausées à voir cette maison vide. Débrits au sol, rideaux en lambeaux, fauteuils éventrés, armoires pillées.

L’air s’engouffre par les fenêtres brisées.

Une photo au milieu des décombres, elle se dit à voix haute qu’elle est bien là mais eux, où sont-ils ?

Un jouet dans un coin, un soulier oublié.

Parler à haute voix comme pour les faire revenir.

Puis reprendre ses esprits, étourdie par le vide.

Epuisée en fin de journée, temps passé à remettre de l’ordre. Balayer les poussières, pas des intrus effacés.

Remettre les objets en ordre, ce qu’il reste de familiarité, sortir cueillir un bouquet de fleurs sauvages, poser un brin de nature propre et innocente sur la table, chaleur, atmosphère rassurante.

Se dire qu’ils peuvent revenir, veiller sur ces lieux où la joie fut bonheur.

 

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