Une Phrase, Un Texte #4

Voici ma seconde participation à l’atelier d’écriture de Fanny du blog https://lesbilletsdefanny.wordpress.com , et sur son blog vous retrouver, non seulement son écrit mais aussi celui des autres participants, n’hésitez pas à y prendre un peu de temps, l’exercice est stupéfiant 🙂

Mon premier écrit de la semaine dernière m’a donné des ailes, ce petit exercice qu’elle nous propose est vraiment génial, de quoi oser délier sa plume, guidé un peu mais en se laissant aller ensuite, de quoi être lu et aussi commenté, ce qui permet je trouve à nous corriger pour enfin mieux écrire comme on n’ose pas forcément le faire.

Voici l’extrait du livre que Fanny nous a proposé ce lundi, une amorse à nos envies, premières phrases du livre « Une fois ne compte pas » de Marie Charrel :

Charlie dit Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous

Voici mon écrit à moi :

Charlie dit Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfums d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous.

Ce sac est son refuge. Son jardin secret.

Filet d’objets à histoire.

Son petit carnet aux motifs liberty où l’y glisse ses idées inextrémis.

Sa plume, précieux cadeau qui grave ses mots.

Petit miroir pour guetter le vague à l’âme.

Identité, agenda où elle court après le temps.

Mouchoir brodé, parfum au creux de sa nuque, baume tempête.

Quelques pièces de monnaie, son téléphone, connection à l’ailleurs.

Un grigri au bout de ses clefs offert par sa fille.

Une broche sur le revers, reçue d’une amie, symbole de ses idées.

Son livre, chemin vers l’évasion, oxygène de fuite, toujours une lecture en cours, portraits de ceux qu’elle aime en marque page.

Ce sac, personnelle bouée de sauvetage, compagnon de tous les terrains, souvenir d’un hasard qui arrêta son choix.

Elle peste, fragment de sa vie perdu dans l’incertain à d’autres vues.

Pas une seconde tourmentée, ne pas renoncer à le retrouver, chercher à tout prix, ce sac est tout son monde, sa texture et son odeur qui la rassurent, c’est tout son moi qu’elle ne veut délivrer aux autres.

Il ne faudrait pas qu’il tombe en d’autres mains, y mettre le nez pour y fourrer l’indiscret, elle ne peut se l’imaginer, tel un viol à son intimité.

 

 

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