Une phrase, un texte #3

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Ma première participation à l’atelier d’écriture que nous propose Fanny du blog https://lesbilletsdefanny.wordpress.com et j’ai le trac 🙂

Il y a bien longtemps qu’écrire me démange,je me prête à l’exercice de façon personnelle et la bonne idée de Fanny me semblait un bon entrainement, histoire de me faire la plume et de lire celles des autres participants.

Fanny nous donne l’extrait d’un livre et à nous ensuite d’en écrire un petit bout de suite.

Ce qu’il y a d’aventureux, c’est que chaque participant part du même point pour finalement se retrouver dans toutes sortes de situations, comme quoi, nous avons bien tous notre propre regard et notre propre impression sur nos lectures.

Voici l’extrait tiré du livre « Les corps inutiles » de Delphine Bertholon

Elle souriait, sifflotait même peut-être une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel.

Voici mon écrit à moi :

Franchir le seuil

Elle souriait, sifflotait même peut-être une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel.

Sa fragilité ne lui permettait pas, et chacun veillait sur elle.

Ouvrir enfin sa cage, cet évènement tant attendu, n’importe lequel faisait l’affaire, prétexte pour elle à retourner dans la cour des gens, s’ouvrir à nouveau au monde, voler de ses propres ailes, sans craindre une chutte.

Enfin confiante, la force revenue, un long chemin dans le brouillard, tout ce temps derrière elle, cachée dans sa maison, l’entre sécurisé, les volets toujours à demis baissés.

Se protéger des regards, craindre le grand jour qui tente à sortir, les genoux fébrils, toujourss sans y parvenir.

Plutôt que de renoncer, subir la méprise des forces abandonnées, garder la mi ombre qui épargne l’envie.

Malgré le choc, les souvenirs se font soupirs. Du temps à trésaillir, convalescente dont l’ombre se devine derrière sa fenêtre, perfusion au quotidien lorsque les autres rentrent le soir, échangeant le temps autour d’un bon repas.

Sentir au creux du ventre les soubressauts à vouloir y revenir, peu à peu le visage s’éclaircit.

Se préparer pour le grand saut, comme pour les premiers pas, l’émotion du premier bal, se farder de joie pour ne pas laisser paraître ses émois, excitation qui fait tourner la tête, l’annonce de cette soirée, elle pensait enfin qu’il était temps, cette occasion rêver qui lui donnait la force de vaincre cet isolement déprimé.

 

 

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6 commentaires sur « Une phrase, un texte #3 »

    1. Merci Anne-Véronique, ton oeil de professionnelle m’est important, tes critiques ne pourront que m’encourager et m’aider à mieux m’exprimer, et merci aussi parce que c’est grace à toi que j’ose cette aventure avec Fanny et j’apprends beaucoup à vous lire aussi 🙂

      Aimé par 1 personne

    1. Merci Fanny d’être passée me lire, c’est grâce à toi et à Anne Véronique que j’ose enfin écrire cette année en toute modestie, en tout cas je me prête à l’exercice avec trop de plaisir, biz et à la semaine prochaine 🙂

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