Un mois après la rentrée

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Ce mois de septembre est passé à grande vitesse, une vitesse à quatre retrouvée, où nous avons dû planifier, organiser, discuter, partager.
Tout c’est finalement fait en douceur, comme une évidence, malgré les inquiétudes que nous échangions pendant l’été.
La petite dernière qui a fait sa rentrée au collège, dans une classe spécialisée, et moi qui entame une nouvelle mission, un nouveau travail.
Un nouveau challenge qui se présentait à moi, et je ne saurais faire le calcul de mes doutes, mes incertitudes, mes craintes, mes angoisses.
Pourtant motivée, très décidée, partant sur un nouveau chemin en pleine connaissance, je savais que j’allais devoir faire preuve d’endurance et de patience, que j’allais devoir être capable de gérer un dysfonctionnement chez un enfant en classe comme je le fais aussi depuis douze ans avec ma dernière fille.
Si une chose était très claire, c’est que je faisais bien la distinction entre ces deux rôles, je savais être capable de ne pas confondre mes positions.
Cette rentrée s’est annoncée avec un nouveau tempo, une nouvelle place que je devais occuper, pendant la journée sur le poste qui m’était confié, mais il me fallait aussi occuper une nouvelle place au sein de ma famille, des journées de formations tous les mercredis qui se poursuivent jusqu’à fin novembre, l’intensité des cours avec de vrais professionnels de la santé et de l’éducation, un emphi avec 200 personnes, l’impression de me retrouver jeune étudiante, prendre des notes, poser des questions, échanger pendant les pauses, manger sur le pouce dans ma voiture le midi et en profiter pour faire du lèche vitrine en ville.
Depuis ma maladie, j’ai travaillé avec intermittence, et si je travaille toujours seulement sur 24 heures la semaine, fini les jeudi vendredi et week-end chômés, je suis rentrée dans le moule des personnes actives, je me lève du lundi au vendredi pour prendre le chemin du travail, chaque soir je pense à ma tenue, errant dans mon dressing pour accorder les couleurs, attachant une réelle importance à l’image que je veux offrir à la classe, aux enseignants et aux enfants de l’école.
Chaque soir du mois de septembre je suis rentrée avec cette impression d’avoir agit, d’avoir été utile à nouveau.
Retrouver les miens pour partager nos journées autours du repas, être fatigués tous ensemble et impatients du lendemain.
Si les premières semaines ont été difficiles physiquement, moralement c’est l’exitation qui m’a consumée.
Un mois de nouveautés, un mois de tatonnements, de mise en place.
A la maison, trouver chacun nos horaires et notre tour de passage dans la salle de bain, s’accorder du temps pour les devoirs, renouer avec le coucher tôt…
Au travail, après quelques jours de découvertes, faire connaissance, avec les enseignants, ce qu’on attendait de moi, l’aide qu’on me demandait, me faire accepter par l’enfant que je devais dès à présent accompagner, le découvrir, tombée de béhatitude devant ses yeux gris noisette, ne pas me laisser embobiner, lui dire que je suis là mais que je ne l’étoufferais pas ; appréhender le plan de travail de la classe, sa discipline, son fonctionnement, me fondre dans le décor, ne pas m’écorcher des tests anodins.
Un mois depuis la rentrée et nous voilà bien rodés.
Tout semble couler de source.
Noter sur le frigo les choses importantes, les emplois du temps de chacun, les menus du mois, les rendez-vous et les sorties, le post-it pour les courses, les corvées à dispatcher.
Un mois depuis la rentrée où même s’il y a encore du temps pour tout bien arranger, j’ai trouvé malgré tout des outils pour m’appuyer dans mon travail, j’ai trouvé ma place alors que je ne savais pas encore où m’assoir, j’apprend peu à peu à dire non et ne pas tomber sous leur jeux de séduction, savoir motiver mes troupes à la maison comme à l’école.
Un mois après la rentrée je te fais ce petit bilan, où j’accompagne donc cet enfant, mon aide je lui offre de bon coeur pour lui permettre d’avancer dans ce programme d’éducation construit tel un moule où chacun doit rentrer de gré ou de force ; j’apprend à le rassurer sur là où il n’arrive pas à faire il apprend avec moi à se faire confiance et à se lancer des défits.
Les choses ont tellement évoluées un mois après la rentrée, à la maison comme à l’école, cette nouvelle aventure me positionne tout autrement encore une fois à la vie et en positif, alors je viendrais te dire pendant mes premières vacances scolaires tout ce qui a changé et de quelle façon je m’y suis prise.
Un bonheur retrouvé avec moi-même et j’ai l’impression de contaminer ceux qui m’approchent.
Et toi, cette rentrée, comment elle s’est passé pour toi et ta tribue ?

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