Mission Volée de Piafs

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PETITEMUSICIENNE( un pic épeiche, un pigeons ramier bébé et une grive, photo du web)
Hier, j’ai accompli bien des missions lors de ma première journée au sein du refuge La Volée de Piafs à Languidic dans le Morbihan, à une trentaine de kilomêtres de mon domicile.
C’est grâce aux membres des Sea Sheperd que j’ai eu connaissance de l’existence de cette association qui vient en aide aux animaux sauvages.
Spécialisée dans la sauvegarde de la faune sauvage, dans le grand hangar et les diverses volières qui servent de refuge aux animaux blessés, c’est une véritable arche de Noé. Si la majorité des pensionnés sont des oiseaux, il y a aussi des hérissons, des chevreuils, des écureuils, qui se refont une santé au coeur d’un large espace boisé fermé au public.
C’est bien d’un refuge dont on parle, un endroit pour une seconde chance, une seconde vie pour les animaux, il n’est pas question de comparer l’endroit à un parc animalier ou un zoo, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, chaque fois que je viendrais te parler de mes missions là-bas, il n’y aura aucune photo du centre, ni de l’équipe, ni des animaux ; d’une part pour respecter le travail de chacun et pour respecter le repos de nos convalescents, et j’espère que mes mots auront plus de poids pour t’exprimer ma joie de leur venir en aide, ma peine lorsqu’ils arrivent au centre et l’extase lorsqu’ils en repartent guéri.
D’ailleurs, une des règles principale au centre est le silence : jamais de pas vifs, on parle en chuchottant et presqu’en language des signes lorsqu’on est à l’intérieur des espaces soins, de cette façon, on n’effraie pas plus les animaux, on respect leur repos pour mieux qu’ils guérissent et notre rôle n’est pas de les papouiller, ceux sont des animaux sauvages, ils ne doivent absoluement pas s’acclimater à la présence de l’homme pour mieux retrouver leur indépendance une fois relachés.

De début juin à fin septembre, en partenariat avec Sea Shepherd, l’association pilote la campagne « Gwelan rescue », mise en place pour venir en aide aux goélands juvéniles. En ce sens, onze bénévoles de Sea Shepherd sont présents en renfort sur le site. « Les jeunes volatiles sont particulièrement vulnérables à cette période. Ils savent voler mais pas encore très bien, on en retrouve énormément qui se sont fait écraser », déplore Arnaud Bouysset, coordinateur Sea Shepherd. Il rappelle que les trois espèces de goélands sont protégées et, qu’à ce titre, personne ne peut s’octroyer le droit de les maltraiter. « Aucune raison ne peut être valable pour les caillasser ou les couvrir de peinture à la bombe… » Dans les volières de l’asso, ce sont des centaines de jeunes aux ailes bandées ou aux pattes abîmées qui attendent d’avoir repris assez de force pour être relâchés.
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C’est donc à ce titre que lors de ma première journée au centre hier, j’ai eu pour mission de remettre de l’ordre dans la tenue des registres, chaque animal biensûr est bagué pendant sa vie au centre et un numéro interne lui est attribué avec sa fiche d’admission et de soins, de cette façon, même si le personnel tourne, on sait où en est l’animal ; un travail donc de titan en plein milieu de cette campagne épaulée par les Sea Sheperd où chaque jours des oiseaux rentrent et heureusement d’autres sortent en pleine forme.
1-didier-masci-responsable-de-l-association-dans_2462398_547x434( Didier notre responsable et fondateur du centre)
Pour faire tourner une telle structure, il faut du monde, il y a des jeunes en service civique, des stagiaires, les deux responsables du centre biensur et une trop petite poignée de bénévoles. C’est une équipe de passionnés qui oeuvre quotidiennement au bien-être animal. Parmi les compétences, les soins évidemment, mais ce n’est pas le gros des besoins. N’importe qui peut être bénévole. On franchit les étapes progressivement avant d’être au contact des oiseaux, mais il n’y a pas de petites missions, tout est à faire quotidiennement au centre.
C’est pourquoi hier, après avoir effectué un premier travail sur les registres, j’ai aidé à décharger le camion de livraison de poisson, constitué de dons d’invendus de grands magasins, déconditionnement et mise en congélation.
J’ai aidé à remettre un parc volière en état de propreté pour l’arrivée d’un signe femelle blessée attendue en fin de journée.
Ranger les tapis, les perchoirs, arracher les orties autours des grandes volières.
J’ai été invité ensuite par un membre des Sea Sheperd à donner la buéquée à un goéland en salle de repos, atteint d’une maladie paralysante et après avoir été intubé durant deux jours, il faut le nourrir progressivement, en silence, en douceur, toute les heures à peu près.
En une matinée j’ai accueilli et enregistré un pic épèche, un pigeon ramier bébé, une grive.
En une journée à peine, pas moins d’une dizaine d’oiseaux récupérés.
J’ai pu voir la détresse et l’espoir en ses oiseaux blessés et soignés, en train de reprendre des forces dans les grandes volières avant d’être relachés, sautillant tristement sur une patte, les ailes bandées.
J’ai appris la solidarité qui existait entre les oiseaux, comme ce vieil épervier aveugle qui réussi à se nourir parce qu’un autre oiseaux dans sa volière lui montre l’endroit à chaque fois où se trouve les graines.
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(la seule photo du centre que je te montrerais, un parc volière à goéland)

L’association survie que de pauvres subventions, de l’aide ponctuelle de 30 millions d’amis pour la construction des grosses infrastructures, et surtout des dons.
J’y viens chaque semaine durant une journée, au milieu de cette équipe formidable avec laquelle on passe un bon moment d’échanges et de partages le midi à table (inutile de te rappeler qu’on est tous végétariens ou végétaliens) ; mon Panda nous rejoindra lorsqu’il y aura besoin de gros bras pour les gros travaux.
Je suis rentrée hier k.o., je n’ai pas demandé mon reste avant de m’endormir, un travail physique, de longue haleine, des sentiments plein le coeur et des images plein la tête, une journée de sérénité totale, finalement prendre soin d’eux est ma thérapie face aux mysères de la vie, celle des hommes cruels envers les animaux, gratuitement, sans raison, comme des lâches.

Si le coeur t’en dit, tous les dons sont les bienvenus et tu trouveras tout ce que tu veux savoir sur La Volée de Piafs http://www.volee-de-piafs.fr

 

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2 commentaires sur « Mission Volée de Piafs »

    1. J’étais très impatiente de débuter ma mission, et je prend mon rôle très à coeur, j’aurais plein d’aventures à partager encore avec vous chaque semaine, expliquer gentillement aux gens, témoigner, faire un petit brin de pédagogie est nécessaire ; hier nous sommes allées entre filles faire du shopping à Lorient où biensûr les mouettes en tous genres sont très présentes, et je me suis dit que je ne les entendais plus de la même façon qu’avant : souvent on rouspette dans nos moustaches parce qu’elles font trop de bruit ou parce qu’il y a un pti « paquet » déposé sur la voiture, en fait si elles sont là c’est à cause de nos mauvais comportements, nous les attiront en ville et quoiqu’on en dise leur nombre est en baisse ; et de les avoir vu blessées et malades au centre, crois moi, je suis trop contente de les entendre pialler en ville (même si cela ne me dérangeais pas plus que ça avant) Biz

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